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Comment améliorer le sommeil du bébé ?



Le sommeil du bébé peut vite devenir le sujet
Comment aider mon bébé à dormir ?

L'arrivée d'un nouveau-né dans la famille est une période de bonheur et d'excitation, mais elle peut aussi être épuisante pour les parents. Dans une société où l’on doit reprendre le travail aux 3 mois de son enfant, sans aménagement spécifique et bien souvent de manière isolé car les grands-parents sont loin ou sont encore actif professionnellement, devoir tout gérer de front relève de l’héroïsme et est extrêmement fatiguant, en particulier si le sommeil de votre bébé n’est pas concordant avec le vôtre. C’est pourquoi j’avais envie dans cet article de démêler le vrai du faux à propos de tout ce qu’on peut entendre sur le sommeil du bébé, les conseils, les recettes miracles, ...

Commençons par le commencement, et voyons ce qu’il se passe pour le bébé quand il dort.

 

 

Le sommeil de l’enfant est-il important ?

 

Dans la journée, l’enfant va vivre de nombreuses expériences, qui nous paraissent avec nos yeux d’adultes, plus ou moins importantes mais qui sont autant d’informations à traiter dans le cerveaux des tout-petits. Tous ces évènements et les émotions ressenties sont triés, intégrés et mémorisés pendant la phase de sommeil agité ou paradoxal. De plus, durant la phase de sommeil lent, sont sécrétées des hormones qui stimulent le système immunitaire, la croissance ou encore la régénération des tissus et des cellules. Enfin, en dormant on permet le relâchement du mental et du corps et ainsi une récupération tant physique que psychique.

Le comportement de l’enfant, la mémoire à court-terme, les développements cognitif, moteur, émotionnel et social ainsi que son état de santé seront donc influencés par la qualité de son sommeil. 

Il me paraît important de vous dire dès le début que le besoin de sommeil d’un enfant à un autre (tout comme celui d’un adulte à l’autre) est différent ! Ce n’est pas parce que votre petit voisin de 18 mois dort 14 heures alors que le vôtre du même âge n’en dort que 11 que votre bébé à un problème, une dette de sommeil ou je ne sais quoi d’autre. Ne comparez donc pas les enfants entre eux, n’essayer pas de coucher votre enfant à la même heure que untel, ne changez pas ce que vous faites si cela marche ! Il faut simplement vous assurer que les états d’éveil, de santé et émotionnel de votre enfant sont bons.

 

 

Les conseils pour faire bien dormir son bébé

 

Quand on devient parent, dans la série des conseils non-sollicités, ceux sur le sommeil sont dans le top 3. Entre les merveilleux conseils de tata Jacqueline qui de son temps on ne dormait pas avec son bébé, tu comprends c’est incestueux ! Papi fouettard qui soutient qu’il faut laisser pleurer le bébé pour qu’il se fasse les poumons. Le collègue qui a eu X enfants et te dit qu’il ne faut surtout pas les habituer au noir ou au silence, sinon tu es foutu.e. La copine qui n’a pas d’enfant et ne comprend pas que tu te prennes autant la tête parce qu’un bébé, il suffit de le poser dans son lit et après il se débrouille. Le pédiatre non formé au sommeil, qui veut que tu appliques la méthode 5-10-15. Ou encore l’influenceur qui met une pression de dingue, martelant que la dette de sommeil est très mauvaise pour le développement du bébé, sans préciser qu’une dette de sommeil c’est quand même très rare ! Bref, les conseils de l’entourage ne sont pas toujours bons à écouter ! Généralement, les seuls effets qu’ils ont, c’est de faire douter le parent qui, épuisé et dépassé par la situation à peur de mal faire, et se sent encore plus perdu.

 

Soyons clair, quand vous réfléchissez au conseil qu’on vient de vous donner, si ça dit NON dans votre cœur, alors oubliez-le !

Oui, un bébé qui se réveille la nuit ça peut être épuisant. Oui, un bébé qui met longtemps à s’endormir ça peut être fatiguant. Oui, un bébé avec qui vous avez passé 30 min pour l’aider à s’endormir et qui ne fait que 30 min de sieste, ça peut être très frustrant. Mais en ayant connaissance de la physiologie du bébé, de son fonctionnement et de ses besoins, cela permettra de mettre en place des actions propices à un sommeil de qualité pour l’enfant et des actions pour que vous puissiez récupérer. Alors c’est parti, je vais essayer de résumer très rapidement le fonctionnement du sommeil de l’enfant pour que vous y voyez plus clair !

 

 

Comment fonctionne le sommeil du bébé ?

 

Tout d’abord, il faut savoir que le sommeil de l’adulte est différent de celui de l’enfant. Le sommeil fait partie d’une maturation neurologique, elle se fait donc pro-gre-ssi-ve-ment. De ce fait, il est normal qu’un enfant se réveille la nuit ! Je sais, vous allez me dire « oui mais Y, il a fait ses nuits dès le retour de la maternité ». Bon alors déjà, il serait bon de savoir ce que « faire ses nuits » signifie et quel est le sommeil des parents. Mais bon… oui certains bébés n’auront quasiment jamais de réveils la nuit, mais contrairement à ce que la société veut nous faire croire, ceci reste très rare. Selon un sondage, il y a 71% des enfants de 2 à 3 ans qui se réveillent au moins une fois la nuit. On est bien loin du mythe qui dit qu’à partir de 6 mois, les bébés ne se réveillent plus la nuit car ils ont atteint un poids suffisant… Déjà, cela voudrait dire que le bébé ne se réveille que parce qu’il a besoin de se nourrir, or ce n’est pas du tout la réalité ! - D’ailleurs il serait plus juste de dire non pas que ces enfants ont des réveils nocturne mais plutôt qu’ils ont besoin d’être accompagnés pour se rendormir. Tout le monde a des micro-réveils entre ses cycles de sommeil, c’est juste que nous nous rendormons sans aide extérieur et si rapidement que nous ne nous en souvenons pas. Enfin je m’égare, revenons à nos moutons ! - La nuit, un tout-petit peut avoir besoin de l’adulte, non pas uniquement parce qu’il a faim mais aussi parce qu’il a besoin de proximité, qu’il a des douleurs, des poussées de développement, des évènements qui sont intégrés, etc… je ne peux pas tout citer ici, mais en voici déjà quelques-uns.

Ce qui est sûr c’est que tout ceci est relié au besoin de se sentir en sécurité pour se laisser aller au sommeil. Et qu’est ce qui lui apporte se sentiment de sécurité les premiers temps ? C’est tout ce qui lui permet de retrouver les sensations qu’il a connu pendant 9 mois : odeur, chaleur, bercement, … Ingrid Bayot appelle cela, la continuité sensorielle transnatale. Et quoi de mieux pour retrouver toutes ces sensations que les bras de son parent ou le sein de sa mère ? Alors ne leur en voulons pas et adaptons-nous. Trouvons des solutions pour combler le besoin de sécurité de notre chérubin tout en nous préservant un peu. Cela peut passer par l’établissement de « plage de garde », s’autoriser des siestes, lever le pied sur les tâches ménagères, … à vous de réfléchir ensemble à ce que vous êtes capable de faire. Plus il grandit, plus l’enfant va pouvoir intégrer cette sécurité affective et établir des stratégies pour s’endormir et se rendormir de manière autonome. Cette évolution ne se fait pas du jour au lendemain, elle nécessite du temps, de la patience et l’adoption d’une bonne hygiène de vie.

           

La qualité du sommeil est influencée par tout ce que nous faisons en journée, la lumière du jour, la stimulation motrice et cognitive, les interactions, les routines, ...  Elle dépend également de l’environnement dans lequel le bébé est coucher, c’est-à-dire la chambre en elle-même, le lit mais aussi l’environnement sonore et émotionnel, qui vont permettre la sécrétion de mélatonine. Avoir des activités stimulantes sur les temps d’éveils et un retour au calme dans un environnement peu bruyant et moins lumineux avant l’endormissement sont nécessaires, tout comme respecter les signes de fatigue de son enfant. Si vous le couchez trop tôt, l’endormissement sera très long, difficile, vous risquez de vous agacer, ce qui va compliquer encore un peu plus ce moment. Si vous le couchez trop tard, il va sécréter du cortisol pour rester éveillé, il sera sensiblement plus énervé et donc le passage au lit à nouveau plus difficile, et une fois endormit, il peut avoir des réveils intenses dans la nuit. D’où l’importance d’observer son enfant et de répondre à ses besoins. Pour ne pas créer de stress inutile, j’aimerais quand même mettre un bémol à tout ça. Il arrive qu’on ne puisse pas le mettre au lit à l’heure où il en aurait besoin car nous sommes de sortie, il y a du monde à la maison ou autre. Si ce genre de situations arrivent ponctuellement, ce n’est pas grave, le lendemain on pourra proposer à l’enfant plus de repos, tout en veillant à ce qu’il puisse reprendre son rythme.

 

Enfin, je ne peux pas parler du fonctionnement du sommeil de l’enfant sans aborder le lien avec son état général. Votre chérubin va devoir faire face à des douleurs dentaires, des maladies, plus ou moins incommodantes, rhume, mal au ventre, RGO et autres tracas qui font malheureusement partie de la vie d’enfant. Dans ces moments-là, vous risquez de vous sentir impuissant.e et vous ne pourrez effectivement pas faire grand-chose, si ce n’est rassurer votre tout-petit, être présent.e et lui apporter ce dont il a besoin. Dans la série des états sur lesquels vous ne pouvez pas vraiment agir, il y a aussi les poussées de développement. Cela correspond aux acquisition motrice ou psychique, vous savez, c’est quand vous remarquez qu’il se met à dire « baba » toute la journée par exemple, tout en le trouvant particulièrement collé à vous, très sensible, refusant d’aller vers les autres. Ce sont des périodes de grands changement interne, il a donc un besoin de réassurance énorme, de jour comme de nuit ! De plus, il va vouloir tester toutes ces nouvelles acquisitions jusqu’à pleinement les maitriser et ce également de jour comme de nuit. Il faudra donc une grande dose de patience quand vous allez voir votre bébé se mettre à quatre pattes vingt fois dans son lit avant de s’endormir ou même en plein milieu de la nuit. Dites-vous que ce n’est qu’une phase, qu’elle est nécessaire à son bon développement, qu’il ne fait pas cela pour vous embêter et que cela va vite se terminer. En attendant que cela passe, vous pouvez l’aider en journée à s’exercer 😉

 

 

Quand faire appel à une aide extérieur pour le sommeil de son bébé ?

 

Si vous avez de la famille qui n’est pas loin ou qui peut se rendre disponible, avec qui vous êtes à l’aise et en qui vous avez confiance, j’ai envie de dire, profitez-en ! Faites appel à eux pour faire des petites siestes en sachant votre bébé en sécurité, ou bien dormir plus longtemps le matin, … réfléchissez à ce qui peut vous aider à vous reposer pour récupérer et proposez-leurs. La même chose est possible avec les amis proches !

 

Des offres de services de nounou de nuit ou de régleuse sont également disponibles. Si vous avez lu mon article jusqu’ici, vous aurez certainement comprit que je ne suis pas vraiment pour, en tout cas en ce qui concerne les nourrissons, qui est quand même le cœur de cible de ces services. En effet, il me semble essentiel que le bébé qui se réveille la nuit puisse être rassuré auprès de son parent et ainsi créer un lien d’attachement sécure. Nouvellement sortie de son cocon, il a surtout besoin de retrouver le maximum de stimuli correspondant à ce qu’il connaissait durant sa vie intra-utérine. En revanche, engager une nounou de nuit lorsqu’il est plus grand, peut être une solution si vous n’avez pas de famille autour et que vous êtes épuisé.e.s.

 

Pour finir, il existe une dernière offre, de plus en plus répandue pour aider les jeunes parents, c’est la consultation en sommeil du bébé. Vous pouvez ressentir le besoin de vous faire accompagner par un expert en sommeil de l’enfant dès la grossesse car vous avez entendu beaucoup de choses et souhaitez faire le tri dans toutes ces informations ou bien après la naissance car il y a trop de réveils nocturnes et vous êtes épuisés, les endormissements sont trop longs, ou trop compliqués, vous avez déjà essayer plusieurs choses et vous n’y arrivez pas, bref, vous avez besoin d’un regard extérieur, objectif et frais. Je le comprends, il est toujours préférable de tendre la main pour demander de l’aide quand on en ressent le besoin, que de rester seul.e avec ses problèmes et de risquer de s’enliser. Attention cependant à ne pas aller voir le premier venu parce qu’il vous promet de retrouver des nuits paisibles en moins d’un mois. Ce genre de promesse, me fait penser que derrière les beaux discours, il y a certainement une méthode de dressage ou d’entrainements au sommeil (style 5-10-15, chrono dodo) car avec le sommeil, (ainsi que de nombreuses autres choses concernant les enfants) ce que l’expérience et mes connaissances m’ont apprise, c’est qu’on ne peut pas toujours tout comprendre ni prévoir. Un accompagnement de qualité doit s’établir en partenariat avec les parents pour établir des routines de sommeil saines pour leur bébé, fournir des conseils personnalisés et des stratégies pour les aider à gérer les problématiques de sommeil rencontrées, reprendre confiance en eux et qu’ils puissent mettre en place les actions adéquates lorsque surviendront de nouveaux questionnements. Je vous encourage donc à bien vous renseigner sur les méthodes utilisées par le.a professionnel.le avant de vous engager. Regarder son site internet, ses réseaux sociaux, ses avis, appelez pour en discuter de vive voix et pouvoir poser toutes les questions que vous avez sur l’accompagnement.

Trouver le soutien dont vous avez besoin pour traverser cette période de transition avec votre bébé tout en préservant votre propre bien-être et votre santé mentale, peut être essentiel.

 

Le prochain article portera sur les différents produits liés au sommeil de l’enfant vendu dans le commerce. Je vous dirais, sans langue de bois, ce que j’en pense, ceux que je conseille et ceux que je bannis.

 

Si vous souhaitez être accompagner pour le sommeil de votre bébé, vous pouvez regarder ce que je propose ici.

 

Carole Solbès, accompagnante périnatale & parentale

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